Informations utiles concernant la FTTH :

  • Pour les lignes directrices organisant les modalités opérationnelles concernant la FTTH au Maroc voir lien suivant :

https://www.anrt.ma/sites/default/files/2014-06-14-FTTH-fibre-optique_1.pdf

 

Quelques dates concernant la FTTH au Maroc :

 

  • 2012, adoption du plan national haut et très haut débit.

  • 2014, décision concernant les lignes directrices autour de ce qui est FTTH.

  • 2015, adoption de la décision concernant l’accès au génie civil d’IAM

  • 2016, adoption de la loi n°106-12 modifiant et complétant la loi n°18-00 relative au statut de copropriété des immeubles bâtis

 

Pour tout savoir sur la régulation de la FTTH en France voir site suivant : http://www.arcep.fr/index.php?id=11310

 

LES ACTEURS DE LA FTTH en France

 

Les cabinets de conseil et bureaux d’étude, qui participent à la conception et réalisent les études d’ingénierie des réseaux.

 

Les entreprises de génie-civil, qui réalisent des tranchées, posent les fourreaux et les chambres.

 

Les installateurs et techniciens, qui installent les câbles de fibres optiques et raccordent les abonnés aux réseaux FttH.

 

Les opérateurs, qui exploitent  les réseaux et commercialisent des services innovants.

 

La «Fédération des Industriels des Réseaux d’initiative publique » (FIRIP). Cette fédération professionnelle représente plus de 11 000 emplois et un chiffre d’affaires de plus de 1,4 milliards d’euros.

 

CREDO : Association interprofessionnelle active depuis 1993, le Cercle C.R.E.D.O regroupe l’ensemble des métiers et expertises pour le développement des Réseaux à Très Haut Débit. Elle est organisée en « communauté d’expertise », le Cercle C.R.E.D.O. fédère les différents métiers et expertises du marché des télécommunications et réseaux à très haut débit et s’est donné pour vocation de promouvoir le rôle et l’utilisation de la technologie fibre optique dans ces infrastructures

 

Le partage d’infrastructure dans le cadre du FTTH

Au Maroc, le déploiement du très haut débit par fibre optique est assuré par les trois principaux opérateurs via la technologie 4G ou via la FTTH. Les réseaux d’accès très haut débit par fibre optique sont en train de se substituer partiellement ou totalement aux boucles locales existantes en cuivre.  Auparavant, la fibre optique a été initialement déployée en point à point. Aujourd’hui avec l’avènement de la technologie FTTH ou Fiber to the Home on arrive à démocratiser le très haut débit par fibre optique à domicile grâce à la topologie point à multipoint et ce à des prix intéressants. En effet, l’utilisation de coupleurs optiques dans le réseau est à la base de l’architecture et de l’ingénierie de déploiement de la FTTH. Les coupleurs, qui sont passifs c’est-à-dire ne consommant pas d’énergie électriques,  sont déployés pour desservir plusieurs zones ou plusieurs abonnés.ftthDeco

Le réseau FTTH à très haut débit est composé : 1- l’Infrastructure qui comporte la partie liée au génie civil, 2- la partie liée à l’optique passive et 3- la partie liée à l’optique active. La première partie concerne les fourreaux, les chambres, les armoires de rue et les locaux techniques et  la deuxième partie  correspond à l’optique passive, c’est-à-dire les composants passifs du réseau et qui comportent notamment les fibres optiques, les coupleurs,  les boitiers d’épissure et les baies de brassage et la troisième partie  correspond à l’optique active c’est-à-dire les composants consommateurs en courant électrique et qui comportent notamment les systèmes émetteurs et récepteurs.

Dans les rares pays où le cadre adéquat de partage n’est pas tracé, les opérateurs alternatifs sont contraint à créer de nouvelles boucles locales pour amener la fibre optique jusqu’aux immeubles et maisons, mais aussi dans leurs parties communes et dans les logements.

Mais économiquement, Il ne paraît pas logique que chaque opérateur de boucle locale optique dispose de sa propre infrastructure pour arriver jusqu’aux abonnés. Par exemple il ne faut pas que chaque opérateur amène dans chaque immeuble et dans chaque logement d’un câblage et d’une prise optique dédiés. Cette situation ne facilite pas  l’instauration de  la concurrence. Par  exemple la mutualisation en pied d’immeuble, facilite la concurrence car  les ménages ont la possibilité de changer d’opérateur très haut débit facilement. Donc en plus des autres partages de l’infrastructure qui peut être envisagé, la partie terminale des réseaux fibre devra donc être mutualisée entre plusieurs opérateurs.

Le partage commence par l’ouverture du génie civil de l’opérateur historique :

Un peu partout les régulateurs imposent aux opérateurs historiques de donner accès à leur génie civil, aux opérateurs alternatifs, avec notamment des conditions tarifaires favorables pour l’accès aussi aux fourreaux. Pour la FTTH, en France, l’ARCEP a mis en place une régulation qui favorise la mutualisation dont notamment les obligations concernant la mutualisation de la partie terminale. Dans les zones très denses le déploiement en parallèle jusqu’en pied d’immeuble, puis mutualisation. Les réseaux intérieurs d’immeubles existants sont souvent déployés dans des gaines. Leur réutilisation pour passer un nouveau câblage fibre, lorsque celà est possible, permet de diminuer le besoin de nouveaux travaux, et donc les nuisances et les coûts. Les boîtiers de dérivation supportant les réseaux câblés sont en général larges et semblent dans la plupart des cas pouvoir être réutilisés pour déployer de la fibre.   Pied d’immeuble correspond à la mise en œuvre de la mutualisation à un point bas du réseau de boucle locale optique, typiquement en pied d’immeuble, dans un boîtier de mutualisation. Le boîtier peut être installé sur le domaine privé de l’immeuble ou sur le domaine public et desservir alors plusieurs immeubles ou maisons individuelles. Le boîtier de mutualisation se présente comme un nœud de brassage de fibres optiques au niveau duquel des jarretières sont réalisés. Des fibres partent du boîtier de mutualisation pour raccorder les différents logements. Il y a au minimum une fibre distincte, point-à-point, entre le boîtier de mutualisation et chaque logement desservi. L’opérateur accueille dans ce boîtier les têtes de câble et éventuellement les coupleurs PON des opérateurs tiers. Lorsqu’un opérateur présent veut raccorder un nouveau client, une jarretière optique est réalisée dans le boîtier, entre la fibre desservant le logement et la tête de câble de l’opérateur. Cette option nécessite des syndics d’immeuble bien organisés afin de gérer les relations efficacement avec les opérateurs arrivant dans l’immeuble.

Par Youssef Diop consultant télécom

Le haut débit fixe et les msan.

Dans le cadre de l’architecture NGN et IMS certains opérateurs télécoms africains ont introduit les technologies d’accès msan dites out Dour et indoor dès 2010. Les msan out dour sont installés par certains opérateurs historiques détenant l’infrastructure de la boucle locale au niveau des sous répartiteurs. Avec ces msan out dour, les offres des services de dégroupage sont assurés désormais au niveau des sous répartiteurs et non au niveau des répartiteurs généraux comme c’était le cas avec le dégroupage classique. Le dégroupage concernant la desserte les zones radiales, pourra être  toujours assuré au niveau des MSAN indour. L’accès virtuel partiel  à la partie partie métallique, située entre le msan out dour et l’abonné, consiste souvent en la fourniture des seules fréquences non vocales. L’accès total à cette partie métallique consiste en la fourniture de l’intégralité des fréquences.

Un MSAN est un équipement qui constitue, dans la plupart des architectures de type NGN, un point d’entrée unique vers les réseaux d’accès des opérateurs. A la différence d’un DSLAM, dont le châssis ne peut supporter que des cartes permettant de proposer des services de type xDSL, un MSAN peut supporter des cartes RNIS, Ethernet, voix sur IP… De ce fait, au sein d’un seul et même châssis, l’opérateur peut déployer toutes les technologies d’accès envisageables sur son réseau. Ainsi avec les msan out dour on demande aux opérateurs alternatifs de commander le dégroupage aux opérateurs historiques au niveau des sous répartiteurs. Cette évolution du dégroupage, du répartiteur général vers les sous répartiteurs, n’est pas facile pour les opérateurs alternatifs. En effet dans le cadre du dégroupage classique les opérateurs alternatifs avaient la possibilité de monter leur buisines plan en ayant la possibilité de s’adresser à un ensemble de sous répartiteurs alors que dans le cadre des msan out door les opérateurs alternatifs doivent concevoir leur business plan pour chaque sous répartiteur. Avec le dégroupage de la sous boucle locale avec les msan extérieurs, le dégroupage serait effectué bien plus « bas » sur le réseau au niveau des sous répartiteurs. Le déploiement de la fibre optique jusqu’aux sous répartiteurs, les opérateurs historiques uns fois autorisés, veulent réduire l’affaiblissement des lignes ADSL existantes. Il y a lieu faut dire que les diificultés ne manquent pas.

La première difficulté provient du fait que les sous-répartiteurs sont de petits armoires sur lesquels il n’est pas toujours facile d’autres équipements nouveaux. La deuxième vient des travaux de génie civil qu’il faut faire. La troisième difficulté est économique. On l’a déjà évoqué : Comment les opérateurs alternatifs vont cibler les clients à partir des sous répartiteurs? Enfin, la dernière difficulté est plutôt liée à l’évolution technologique. Avec l’avènement de la technologie du très haut débit FTTH,  les opérateurs alternatifs sont plus intéressés par cette technologie FTTH qui offre du très haut débit.

Etant donné la complexité du sujet ,dans certains pays le « dégroupage de la sous-boucle locale » a été décidé par le biais d’un amendement de loi télécom en vigueur. A cet effet et étant donné  l’impact des msan out dour sur la concurrence, certains pays, comme la France, on a dû le faire dans le cadre de l’amendement de la loi régissant les télécoms. D’autres pays ont simplement interdit l’installation des msan extérieurs pour des raisons liées notamment aux problèmes de l’esthétique des villes car les msan out door exigent d’autres installations actives à côté des sous répartiteurs. L’installation des MSAN outdoor par les opérateurs historiques à créer des conditions nouvelles et difficiles pour les autres opérateurs en ce qui concerne le dégroupage. En effet avant ces derniers opérateurs avaient la possibilité d’offrir des services notamment Internet à partir des répartiteurs généraux dans le cadre du dégroupage par l’utilisation des DSLAM en ciblant plusieurs sous répartiteurs  à la fois. Alors avec les MSAN outdoor on demande aux opérateurs alternatifs de faire venir la fibre jusqu’à ces MSAN outdour. Ce qui est compliqué pour eux car ces derniers doivent le faire dans le cadre de business plans rentables financièrement, ce qui n’est pas évident. Les pays africains doivent vraiement bien réflechir avant de décider l’installation des masan extérieurs ou le faire dans le cadre d’une grande intelligence collective avec tous les acteurs pour la mise en place des conditions favorables à l’accès aux infrastructures dites passives.

Au Maroc, dans le cadre du développement du secteur des télécommunications et notamment du haut débit, la note d’orientations générales pour le développement du secteur télécommunications pour la période 2004 – 2008 a adopté le dégroupage classique comme un levier de régulation et a retenu un calendrier. Rappelons que le dégroupage classique de la boucle locale repose sur l’installation de DSLAM dans les centraux de l’opérateur historique.

Un Arrêté du Premier Ministre, n°3-3-06 en date du 7 février 2006, a confirmé les dates suivantes, pour la mise ne œuvre du dégroupage de la boucle locale: le 8 janvier 2007 pour le dégroupage partiel et 8 juillet 2008 pour le dégroupage total. Sachant que parmi les spécificités marocaines on peut citer : Pas de réseau câblé susceptible de faire concurrence à l’ADSL, comme en France ou en Allemagne et aussi fort développement de la télévision par satellite et donc un intérêt a priori limité de la TV par ADSL, ce qui n’est pas le cas par exemple pour la France. En 2014 et l’ANRT a adopté en 2015, une décision concernant l’accès au génie civil de l’opérateur historique. (*) : consultant Télécom et TIC.

Par Youssef Diop (*)

La technologie d’accès dite MSAN en cinq points :

  • 1-C’est, quoi Le MultiService Access Node (MSAN) ?

C’est une technologie télécoms d’accès qui permet de rapprocher les équipements des clients y compris pour les services offerts à des débits plus élevés.  Un MSAN est un équipement qui constitue un  point d’entrée unique vers les réseaux d’accès des opérateurs. A la différence d’un DSLAM, dont le matériel ne peut supporter que des cartes permettant de proposer des services de type xDSL, un MSAN peut supporter des cartes POTS, RNIS, Ethernet, FTTX, …. De ce fait, au sein d’un seul et même module de matériel, l’opérateur peut déployer toutes les technologies d’accès envisageables sur son réseau.

  • 2-Dans quels types de réseaux on utilise la technologie d’accès MSAN ?

Le MSAN est utilisé dans les réseaux dits NGN ou IMS. L’équipement MSAN est le seul point d’accès dans les réseaux NGN ou IMS, il se situe  bien évidemment dans la couche d’accès. Les réseaux NGN et IMS assurent les fonctions contrôle des MSAN.

msan

  • 3-Est-ce que le msan est aussi utilisé dans le cas du FTTX ou FTTH ?

Oui. Les fournisseurs de télécommunication proposent des éléments de réseau appelés (Multi-Service Access Node) pouvant inclure les entités comme les OLT (Optical Line Termination). Avec l’architecture FTTH (Fiber to the Home), l’OLT est l’unité de raccordement optique multiplexant plusieurs clients. Pour distribuer la fibre vers les différents utilisateurs, il est possible de mettre en œuvre des coupleurs qui permettent des liaisons point-à-multipoint (P2MP) ou réaliser des liens point à point (P2P). Le mode P2P est aussi appelé FTTH dédié alors que le mode P2MP est dénommé FTTH partagé.

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Sur la figure ci-dessus on voit comment on assure les différents accès par fibre optique via l’OLT élément du msan.

  • Quels sont les services offerts par le MSAN ?

Le MSAN peut offrir deux catégories de services : Broadband, qui  exploite une large bande, il s’agit principalement des services triples

play.  Narrow band basée sur une architecture NGN ou IMS, il s’agit de la voie sur IP, RNIS, … Le MSAN fournit aussi le service d’IPTV(télévision sur ADSL) en adoptant la technologie de multicast contrôlable, c’est-à-dire le dispositif d’accès contrôle et commande des utilisateurs de multicast.

5-Comment le dégroupage peut se réaliser dans le cas du MSAN ?

Généralement la modernisation des réseaux et l’introduction des architectures NGN/IMS fait que les opérateurs historiques détenant l’infrastructure de la boucle locale installent des MSAN dits outdour ou externe au niveau des sous répartiteurs. Ils ont ainsi déplacé  les commandes de dégroupage des répartiteurs généraux vers les  sous répartiteurs à part le dégroupage concernant les zones radiales, qui est toujours assuré au niveau des MSAN indour. Ils  demandent ainsi  aux opérateurs alternatifs de commander le dégroupage au niveau des sous répartiteurs. Cette évolution du dégroupage, du répartiteur général vers les sous répartiteurs, n’est pas facile pour les opérateurs alternatifs surtout quand ce n’est pas bien préparé par tous les acteurs concernés par le dégroupage.

Par Youssef Diop consultant Télécoms

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3ème symposium de la fibre optique et des bâtiments intelligents

La troisième édition du symposium « Fibre optique et bâtiments intelligents »  a eu lieu le 23 mai 2017 à Casablanca. Organisé par Orange Maroc et AOB Group. Un événement qui a réuni environ 200 personnes, entre décideurs publics et  privés, dont des représentants du ministère de l’aménagement  du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville.

Au cours de cette journée on a traité des applications liées aux bâtiments intelligents. Elle a été aussi  l’occasion pour les intégrateurs et fabricants de fibre, promoteurs immobiliers et aménageurs, bureaux d’études et architectes d’être à jour en termes de technologies liées à ce secteur Le très haut débit par la fibre optique s’impose de plus en plus un peu partout, ce qui ressort du 3ème symposium consacré à la fibre optique. Le très haut débit devient une nécessité et un levier pour notamment la valorisation des villes dites intelligentes et ce dans la cadre de la compétitivité et l’attractivité économique du Maroc. Le très haut débit par la fibre optique permet aux citoyens et aux entreprises d’accéder à de nouveaux services qu’il est impossible de les avoir via les technologies basée sur le cuivre. Selon les intervenants au troisième symposium, étant donné que la consommation grandissante  de bandes passantes, par les ménages et  les entreprises, augmente sans cesse chaque année, les acteurs du très haut débit doivent penser à installer la fibre optique dans nos bâtiments dès le départ, à l’instar de ce qui se réalisé sous d’autres cieux. La fibre monomode est le meilleur choix pour une viabilité à long terme. Pour M. Yves  Gauthier, Directeur Général d’Orange Maroc, la connectivité par la fibre optique est un sujet très important qui doit être mise dans la stratégie de l’ensemble des acteurs concernés au Maroc. D’après les représentants le fabriquant de matériel télécom chinois Huawei, le très haut débit par l’installation de la fibre optique doit être considérée dans les bâtiments, comme un investissement valorisant l’immobilier, car le très haut débit étant aujourd’hui un élément clé de l’introduction des services dits intelligents dans nos bâtiments. Néanmoins, « cette  évolution nécessaire au Maroc vers les réseaux en fibre doit être organisé en veillant à appréhender l’emble des prérequis, entre autres, un cadre juridique adéquat », fait remarquer M. Nabil Benazzouz, Président de la Fédération Marocaine du Conseil et de l’Ingénierie.

Ce symposium a été aussi pour que l’opérateur  Orange  de lancer d’une part les guidelines d’Orange pour le déploiement de la fibre optique dans les bâtiments et d’autre part un guichet unique dédié aux promoteurs immobiliers voulant mettre de la Fibre Optique dans leurs programmes d’habitations. Ce guichet unique s’adresse aussi bien aux promoteurs immobiliers propriétaires de nouveaux projets que d’anciens immeubles.

Le nouveau guichet unique permettra aux promoteurs immobiliers de bénéficier d’une assistance technique et administrative.
Dans le cadre de cette nouvelle offre, trois types de contacts ont été activés: un service client joignable au 05 20 500 121, une page web dédiée audit guichet ainsi qu’un « welcome point ».

Par Youssef Diop consultant Télécoms

Evolution de la technologie FTTH vers le XG-PON pour 1Gb/s et WDM pour 10 Gb/s.

Depuis peu, une nouvelle technologie le XG-PON,  norme (UIT-G.987), vient pour offrir plus de débit aux abonnés FTTH (Fiber To The Home).

Le XGPON est capable de fournir, sur une fibre optique des débits allant de 1Gbs jusqu’à 10 Gbs (gigabits par seconde). Ce qui avantageux avec cette technologie XG-PON c’est que les vitesses très rapides annoncées  sont fournis sur les fibres existantes.All we are doing is changing the electronics at either end. On change juste les cartes électroniques à chaque extrémité.

XGPON est l’acronyme de Gigabit Passive Optical Network. Le X est le débit qui est atteint par la technologie. Souvent on parle 10GPON et dans ce cas X est égal à 10 Gbs. Il vient après celle dite GPON. Généralement la technologie GPON est utilisée dans le domaine de transmission de données et des réseaux d’accès à internet très haut débit. Si le GPON trouve son intérêt lorsqu’on a besoin des accès à Internet à haut débit autour de 100Mbs, le XGPON permet  d’offrir des débits encore plus rapide allant de 1 Gbs à 10 Gbs afin de s’adapter aux services évolués consommant plus de débit comme les applications du cloud. Ainsi le XGPON vient après la technologie GPON qui en vigueur dans les réseaux de télécoms actuellement. Pour mémoire le GPON permet de multiplexer le trafic de plusieurs abonnés (généralement de 8 à 64). Les réseaux XG-PON sont en cours de déploiement un peu partout dans le monde et particulièrement en Asie et aux USA pour faire face aux nouveaux services consommant plus de bande passante. Après avoir déployé la technologie GPON offrant des débits autour de de 100 Mb/s, les opérateurs télécoms en collaboration avec l’industrie des télécoms  sont en cours de  déploiement  de ce nouveaux standard XG-PON portant le débit 1Gbs à 10 Gbs. Pour offrir des débits supérieurs à 1Gbs on s’appuie sur le multiplexage en longueur d’onde modulé par canal optique. Technologie qu’on désigne par technologie Wavelength Division Multiplexing (WDM), qui a fait ses preuves dans le transport long distant et notamment  dans les câbles sous-marins avant d’être adoptée dans la distribution avec la FTTH. Pour suivre  Dans le GPON, la fibre optique transporte du 2,5Gbs qui est partagée généralement sur 64 abonnés dont le débit pourra aller de 100MbS à 2,5 GBS. Par contre dans le XGPON la fibre optique transporte du 10Gbs qui est partagée sur plusieurs abonnés dont le débit pourra aller de 1GbS à 10 GBS.

  Il est aussi possible d’envisager une coexistence entre les deux technologies avec la technologie WDM et dans ce cas  on peut avoir une carte GPON (lumière L1) et une carte ( lumière L2).  Chez le constructeur ZTE on a conçu une même carte qui s’appelle carte « Combo » qui permet de faire fonctionner au même temps le GPON et le XGPON.

Quelques expériences déjà entamées :

1- Espagne, Orange s’appuie sur le XG-PON pour porter la bande passante de son réseau optique résidentiel à 1 Gbit/s. L’opérateur annonce qu’il a démarré, des tests en TWDM-PON (Time Wavelength Division Multiplexing-PON).

2-l’opérazteur britannique BT a lancé l’expérience de 10 Gbps sur un réseau à large bande « hyper-rapide » dans un environnement de travail en direct. The proof of concept trial uses XG-PON technology developed by Chinese vendor ZTE in partnership with Openreach. L’essai utilise XG-PON technologie développée par le fournisseur chinois ZTE

3-Telefónica a choisi Huawei pour fournir le 10 Gbps XG-PON équipements pour soutenir la fourniture de fibres symétriques 1 Gbps avec FTTH.

4-En Corée du Sud le test sur le XG-PON offrant le 10 Gbps en bande passante en aval par rapport au 2,5 Gbps de GPON en amont a été un succès.

5- Portugal télécom a  été parmi les premiers opérateurs télécoms européens qui a fait un essai avec succès sur le 10 GBS.

6- l’opérateur américain Verizon a également testé avec succès un essai sur le terrain du  XG-PON (synchrone 10G-PON) capable de délivrer une connexion haut débit de 10 Gbit en aval et en amont.

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Par Ahmed Khaouja consultant télécom et TIC.

Les réseaux d’accès au très haut débit par les FTTx

Les technologies de transmission ont évolué jusqu’à intégrer les technologies optiques même dans les réseaux d’accès, au plus près de l’abonné. En raison de sa capacité à se propager sur de longues distances sans régénération de signal, sa faible latence, et sa très large bande passante, les réseaux en fibre optique se sont imposés comme le support de transmission par excellence.

La fibre optique, initialement déployée dans les réseaux très longue distance et très fort débit tend aujourd’hui à se généraliser pour offrir des services plus consommateur en terme de bande passante. Il s’agit des technologies FTTH pour Fiber to the Home.

Avec l’explosion de l’Internet et la société multimédia ouverte et communicante, les services proposés par les fournisseurs sont de plus en plus multiples et variés, intégrant aussi bien la vidéo, l’image, que la parole. La tendance générale se traduit par la loi de Nielsen qui montre une augmentation annuelle de 50% du débit à l’accès. L’extrapolation de cette loi sur la prochaine décennie met à jour les forts débits qui seront utilisés, soit plusieurs centaine de Mégabits par seconde, voir le Gigabit par seconde.

Actuellement, les réseaux ADSL déployés sont incapables de répondre à de telles demandes de débits en raison des propriétés de transmission limitées inhérentes au support physique utilisé dans cette technologie, la paire de cuivre téléphonique.

Les Professionnels

Les entreprises disposent généralement d’un LAN (Local Area Network) pour l’interconnexion des ordinateurs et des différents périphériques. Les télécommunications téléphoniques sont traditionnellement gérées  par un PABX. L’accès à l’internet est traité à travers le réseau LAN par un serveur connecté avec le ou les réseaux extérieurs. Une pratique tout aussi répandue est le WAN (Wide Area Network) qui va permettre une couverture plus large permettant la mise en place d’applications telles que l’intranet ou l’extranet ainsi que l’interconnexion avec les télétravailleurs distants. Le WAN se base sur la location à un opérateur de lignes spécialisées. Le besoin de la majorité des entreprises va en s’accroissant et tend à devenir symétrique entre les voies descendante et montante en raison du nombre croissant de collaborateurs nomades. Le télétravail tend à se démocratiser depuis un certain nombre d’années [« Télétravail: Quelles perspectives pour le Maroc? ». Fouzi Moulay Driss. L’Economiste, Édition N° 2780 du 20/05/200]. Le travail d’une commission du Centre d’analyse stratégique relevant du premier Ministre Français a établi que le potentiel de développement du télétravail pourrait concerner jusqu’à 40 % à 50 % des emplois à l’horizon 2020 et que un certain nombre de mesures se devaient d’être instaurées pour favoriser cet essor. Au Maroc, beaucoup d’initiatives ont été entreprises pour développer le télétravail et assoir des bases juridiques pour son essor. Entre autre, le Maroc s’est doté d’une instance de protection des données personnelles, la Commission Nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP). Cette commission a été officiellement installée le 31 août 2010 et se fixe notamment pour objectifs de « mettre en place le cadre légal devant encadrer la libre circulation des flux transfrontières d’informations, flux induits par la mondialisation et le développement rapide des nouvelles technologies de l’information» [« Données personnelles: les lacunes et les bons points du Maroc ». TelQuel 18 Novembre 2015].

Les particuliers

Pour les usagers résidentiels, le principal objectif est d’être capable d’avoir une infrastructure qui puisse supporter le service « Triple-Play », qui comprend les services de vidéo, gourmands en bande passante, de téléphonie et d’accès internet. Les besoins associés à chaque logement sont relativement bien dessinés et leur demande en bande passante évolue de jour en jour avec l’arrivée dans les foyers des téléviseurs 3D et des programmes de plus en plus massifs d’applications dédiés à l’usager (médecine personnalisé, activités financières…). Il est ainsi nécessaire de préciser que le caractère asymétrique qui prévoit actuellement dans les transferts de données s’estompera rapidement en raison de l’importance grandissante des applications nécessitant la mise en œuvre de débits plus élevés dans le sens montant. En effet, le cloud computing encourage le transfert des données et des applications dans des centres d’hébergement raccordés à internet.

          Cette brève introduction met en exergue toute l’importance des technologies fibres optiques dans le réseau d’accès. Même si l’ensemble de la communauté est convaincu de la nécessité de voir la fibre optique massivement implémentée jusqu’à l’abonné, les aspects économiques d’investissement freine son déploiement. Les experts s’accordent à dire que la fibre optique n’est pas en soi le gros de l’investissement, mais que la partie génie civil est bien importante que celle des composants optiques. Aussi, la « Fiber to the Home » (FTTH) se voit hybridée pour réduire les coûts, sachant que, d’aucun ne doute que le réseau le plus à même de répondre aux besoins à venir ne saurait reposer sur autre chose que la fibre de bout en bout.

 Les différentes configurations FTTx

La FTTx est une topologie de réseau d’accès en fibre optique où la fibre n’arrive pas jusqu’à chez l’abonné. Dans la plupart des pays, l’évolution du réseau ADSL se fait principalement sur la base de ces topologies pour des raisons de coût. Toutefois, les opérateurs et les fournisseurs de services savent pertinemment qu’ils restent dans la même philosophie que l’ADSL où des technologies sont développées pour repousser à plus loin le jour où la fibre optique devra faire son entrée dans les foyers et les bureaux. En effet, le maitre mot du développement de l’ADSL a été de continuer à développer des techniques de modulation et de multiplexage pour être capable d’aborder et de gérer de manière intelligente le câble de cuivre et de l’utiliser d’une manière efficace en découpant la bande passante en plusieurs canaux gérés individuellement pour faire passer un débit. Le bruit est d’autant plus grand que la distance entre l’abonné et l’opérateur, réduisant la qualité de transmission.

Les fibres optiques peuvent être déployées selon diverses topologies FTTx où la variable x décline le niveau plus ou moins profond de déploiement de la fibre optique vers l’usager final : FTTN (N pour Node) jusqu’à un nœud du réseau (équivalent à un sous répartiteur cuivre), FTTC (C pour Curb) ou FTTLA (LA pour Last Amplifier) jusqu’à quelque dizaine de mètres de l’abonné, FTTB/O (B pour Building ou O pour Office) en pied de l’immeuble, et FTTH (H pour Home) jusqu’à l’abonné.

Topologies intermédiaires à la FTTH (FTTx)

Les  topologies intermédiaires décrites auparavant, où la fibre optique n’arrive pas chez l’abonné, sont aujourd’hui préférées pour des raisons de transition, en termes de transition technique ou d’investissement.

Une première approche des réseaux FTTx est d’établir un lien en fibre optique pour le déport du nœud de raccordement d’abonnés (NRA), et ainsi réduire la distance entre l’abonné et le NRA. Le reste du réseau reste dans sa version traditionnelle, en paire de cuivre. La réduction de la distance entre l’abonné et le NRA, permet, en ingénierie ADSL, d’augmenter le rapport signal sur bruit chez l’abonné et de favoriser ainsi de meilleurs débits.

Les réseaux câblés HFC (FTTN ou FTTLA) constituent un second exemple où un câble coaxial est utilisé dans le dernier tronçon. Le multiplexage fréquentiel est utilisé dans ce cas. Si la distance le permet, le réseau coaxial peut être passif (sans amplificateur) et s’identifie à la FTTLA.

Le troisième exemple correspond aux architectures Ethernet avec terminaison cuivre. Les normes sont fondées sur la famille Ethernet 802.3.

Architecture FTTH

Le réseau FTTH à très haut débit est composé d’un certain nombre d’éléments qui peuvent être classés en trois catégories : l’Infrastructure (composée notamment des fourreaux, des chambres, des armoires de rue et des locaux techniques), l’optique passive (composants passifs du réseau et qui comportent notamment les fibres optiques, les boitiers d’épissurage et les baies de brassage) et l’optique active (composants consommateurs en courant électrique et qui comportent notamment les systèmes émetteurs et récepteurs).

Le réseau FTTH est constitué de trois sous réseaux : le réseau de transport, le réseau de distribution et le réseau de branchement.

Un dispositif de terminaison intérieure optique (DTIO) est placé à l’intérieur du logement (fig). Il constitue le point de terminaison du câblage optique. L’adaptateur de média sera branché au connecteur optique de ce boitier et assurera la conversion opto-électronique du signal. Le DTIO est câblé au point de branchement optique (PBO) qui est l’interface obligatoire pour les actions de raccordement des abonnés individuels à partir de câbles élémentaires. Dans le cas des immeubles collectifs, les câbles optiques appartenant au câblage vertical peuvent être regroupés en pied d’immeuble dans un boitier de transition qui assure la continuité avec le réseau déployé sur le domaine public. Dans les immeubles, le boitier d’étage est un PBO qui peut desservir plusieurs DTIO situés sur plusieurs étages.

Des dispositifs intermédiaires peuvent exister entre le répartiteur optique du nœud de raccordement d’abonnés et les PBO. Ces points intermédiaires sont nécessaires pour la mise en œuvre des obligations réglementaires liés à la mutualisation.

Architecture la plus en vogue: Architecture PON « Passive Optical Network »

L’architecture FTTH généralement retenue par les opérateurs est une architecture PON (Passive Optical Network). Le PON est une architecture point à multipoints basée sur les éléments suivants :

– une infrastructure en fibres optiques partagée. L’utilisation de coupleurs optiques dans le réseau est à la base de l’architecture et de l’ingénierie de déploiement. Les coupleurs sont utilisés pour desservir plusieurs zones ou plusieurs abonnés.

– un équipement de centre faisant office de Terminaison Optique de Ligne (OLT : Optical Line Termination). L’OLT gère la diffusion et la réception de flux à traves des interfaces réseaux et a pour finalité de recevoir des signaux de la part des clients ainsi que de leur diffuser des contenus basés sur des services spécifiques (par exemple triple play). Architecturés autour de cartes, il gère un certain nombre d’abonnés et leur permet l’accès à des débits spécifiques.

– des équipements d’extrémité:

*ONT (Terminaisons de Réseau Optique) dans le cas où l’équipement est dédié à un client et où la fibre arrive jusque chez le client. Il s’agit alors d’une architecture de type FTTH (Fiber To The Home). Il n’y a qu’une seule fibre par client (les signaux sont bidirectionnels)

*ONU (unité de réseau optique) dans le cas de réseaux FTTB.

Le schéma ci-dessous permet de visualiser le principe et les différents éléments constitutifs d’un réseau PON.

 fttx

 

Figure 1 : Schéma de principe d’une architecture PON

A noter que derrière l’appellation PON se cache toute une série de variantes basées sur des protocoles différents :

– le B-PON (Broadband PON) défini dans la recommandation ITU G.983 qui s’appuie sur l’ATM, Le B-PON peut monter jusqu’à des débits de 1Gb/s dans le sens descendant et 622Mb/s dans le sens remontant mais son utilisation est usuellement vue pour des débits de 622Mb/s descendant et 155Mb/s remontant.

– le E-PON (Ethernet PON) défini dans la recommandation IEEE 802.3ah qui s’appuie sur Ethernet et présente un débit symétrique de 1Gb/s.

– Le G-PON (Gigabit PON), présenté comme le successeur du B-PON et défini dans la recommandation ITU G.984, qui s’appuie sur la GEM (G-PON Encapsulation Method) pour transporter différents protocoles. Le G-PON permet d’atteindre des débits de 1 Gb/s ou 2Gb/s dans le sens descendant et de 155Mb/s, 622Mb/s, 1 Gb/s ou 2Gb/s dans le sens remontant (sachant que le débit descendant est toujours ≥débit remontant). Mais, typiquement, le G-PON est vu pour fonctionner avec les combinaisons de débits 2Gb/s descendants, 622Mb/s ou 1Gb/s remontants.

A titre d’exemple, France Télécom a opté pour la technologie de type G-PON.

La technologie future et qui reste encore à standardiser, bien que déjà implémentée dans les réseaux hauts débit longues distances, est la WDM-PON qui se base sur le PON avec une couche de multiplexage en longueur d’onde. Le WDM permettra de booster le débit et de multiplier le débit par un facteur égal au nombre de canaux (de longueurs d’onde) utilisées.

Mutualisation

Autant le concept de mutualisation dans le xDSL fut simplement résolu en mettant à disposition des opérateurs ou des fournisseurs de services les paires de cuivre clients disponibles au  niveau de l’opérateur historique, autant le concept de mutualisation dans les réseaux FTTx semblent prendre plusieurs cas de figure.

En effet, de nombreuses configurations peuvent être trouvées selon les situations. Toutefois, tous ces différents cas de figure s’appuient sur le schéma fonctionnel de la figure ci-dessous. Le point de mutualisation peut se retrouver aussi bien dans le Nœud de raccordement optique de l’opérateur d’accès que dans un boitier intermédiaire.

Par Nawfel Azami expert en fibre optique au Maroc

  fftx1

Figure 2 : Schéma général des différentes configurations de mutualisation

Le pourquoi du Très Haut Débit ?

1-Pourquoi un réseau à très haut débit ?

Le très haut débit est un accès à Internet performant, qui permet d’envoyer et de recevoir un grand nombre de données (documents, photos, vidéos, etc.) dans un temps court. L’accès à Internet est considéré à « très haut débit » dès que le débit est supérieur à 30 Mégabits par seconde.

Le terme de débit désigne la quantité d’informations qu’un réseau permet de transférer en un temps donné. Il est exprimé en « bit », une unité de mesure de la quantité de données susceptible de circuler dans un réseau : en kilobits, mégabits ou gigabits selon le niveau du débit. Plus le débit est élevé, plus la vitesse de transmission et de réception des données (documents, vidéos, musiques, etc.) est rapide.

2-Les réseaux proposant un accès à Internet

Pour déployer le très haut débit sur le territoire, exemples de types de réseaux  qui sont utilisés :

  • La fibre optique jusqu’à l’abonné, appelée FTTH pour « Fiber to the Home » (fibre à la maison),

  • Les technologies radio « Long Term Evolution » (comme la 4G pour un accès à Internet ….)

3-Priorité au déploiement de réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH)

D’ici 2022, le déploiement de nouvelles infrastructures numériques sur l’ensemble du territoire en France, par exemple, va principalement s’appuyer sur des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH).

Les réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné consistent à déployer de la fibre optique sur l’ensemble du réseau d’accès à Internet, jusqu’aux logements, entreprises et services publics. Ils permettent donc de bénéficier des avantages de la fibre optique sur l’ensemble de la ligne (très haut débit, stabilité du signal, symétrie) pour tous les usagers concernés. Là où de tels déploiements seraient particulièrement onéreux ou techniquement difficiles à réaliser (habitats très isolés notamment), des solutions alternatives mobilisant des technologies hertziennes (LTE) sont également être mises en œuvre.

80% des réseaux déployés seront de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH)

Le Plan France Très Haut Débit a été conçu en retenant que la fibre optique jusqu’à l’abonné représentera 80% des réseaux déployés en 2022.

4-Pour les entreprises

L’Internet très haut débit est une opportunité pour les entreprises de développer leur activité et leur compétitivité : indépendants, startups, PME, grands groupes, dans les grandes villes comme dans les plus petites communes. Le gain de productivité est indéniable :

  • avec l’échange rapide de données à grande échelle,

  • le stockage externe de ces données, « le cloud computing »,

  • la fluidité des interfaces audio et vidéo pour le travail collaboratif, le télétravail ou les visioconférences.

L’Internet très haut débit est source de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs. De nouveaux produits, services et usages émergent, les poussant à partir à la conquête de nouveaux marchés.

5-Pour l’éducation et l’apprentissage

Les nouveaux usages permis par l’accès à Internet très performant transforment les modes d’éducation et d’apprentissage :

  • Dans les établissements scolaires avec des manuels numériques enrichis, tablettes tactiles en classe ou encore le soutien scolaire interactif,

  • Pour la formation en entreprise, avec les modules d’auto-apprentissage appelés e-learning,

  • Ou depuis chez soi avec les cours en ligne, appelés Mooc.

6-Pour la culture et le divertissement

L’Internet très haut débit se déploie partout en France ces dernières années. C’est plus d’opportunités pour tous les curieux, les cinéphiles, les amateurs de musées, les passionnés de séries TV, de web documentaires, ou encore les fans de jeux vidéo.

Des projets innovants dans le domaine de la culture et du divertissement se multiplient : de la compétition de jeux en ligne, aux visites virtuelles de musées ou de sites historiques, le très haut débit nous rapproche aussi de notre patrimoine historique et architectural.

Dans la grotte de Lascaux par exemple, grâce à l’internet très haut débit, la visite sur place a été reproduite en expérience interactive avec des outils connectés. Et depuis chez soi, il est également possible d’en faire une visite virtuelle en haute définition.

7-Pour la santé

L’Internet très haut débit favorise l’accès aux soins pour tous. Des services innovants facilitent le travail de proximité des professionnels de santé sur tout le territoire. Ils améliorent la prise en charge des patients en permettant un meilleur accès aux soins spécialisés ; et même à la chirurgie à distance.

Les professionnels échangent plus rapidement des diagnostics, des dossiers, peu importe les kilomètres qui les séparent.

Les nouveaux usages médicaux se développent également à domicile grâce aux objets connectés ou encore la domotique : des logements connectés, pilotables à distance, qui assurent confort et sécurité pour les malades, les personnes âgées ou en situation de handicap. Avec le très haut-débit, l’e-santé devient une réalité.

Extrait du site « WWW.FranceTHD.FR » 

La synthèse de la journée organisée par l’INPT lors de la journée sur l’optique le jeudi 25 mai 2017 à L’INPT Rabat.

Le jeudi 25 mai 2017 une demi-journée a été organisée à l’Institut National des Postes et Télécoms (INPT) de Rabat autour de l’évolution de la science et de la technologie optique depuis Haytem au Xème siècle jusqu’au Prix Nobel M.Kao. Ont participé à ce débat : M. Mohammed Abattouy historien, M.Azami expert de la fibre optique, Khaouja Ahmed consultant télécom sous la coordination de M.Hajji Nasr professeur à L’INPT.

L’optique a été abordée sérieusement par le savant musulman IBN AL HAYTEM (965-1039) à travers son ouvrage « Kitab Al Manazir », livre qui a été utilisé comme base pour l’étude de l’optique en Europe jusqu’au XVIIème siècle. Kamal Al Din AL FARISSI avait avancé la proposition suivante en 1320  » la vitesse de la lumière est très grande mais finie« .

ULUG BEG avait, à Samarkand vers l’an 1400, corrigé les erreurs que comportaient les tables occidentales concernant les éclipses du Soleil et de la Lune en apportant une rectification d’environ six minutes. Il fut le premier à mesurer l’année solaire avec une erreur de 14 secondes sur les calculs actuels.

Les télécoms par fibre optique ne sont devenues possibles que depuis l’invention du laser en 1960. Le laser offrit en effet la possibilité de transmettre un signal sans perte sur une grande distance. En 1964 Le prix Nobel Chinois M. Kao, à travers les Standard Télécommunications Laboratoires, décrivit un système de communication à longue distance et à faible perte en mettant à profit l’utilisation conjointe du laser et de la fibre optique. En 1966, il démontra expérimentalement, qu’il était possible de transporter de l’information sur une grande distance sous forme de lumière grâce à la fibre optique. Cette expérience est souvent considérée comme la première transmission de données par fibre optique.

Au Maroc la première fibre optique a été exploitée entre Casa et Rabat à partir de 1989. Le premier système de communication téléphonique optique fut installé au centre-ville de Chicago en 1977. En France, le ministère des PTT a installé en 1980 la première liaison optique à Paris entre les centraux téléphoniques des Tuileries et Philippe-Auguste.

La FTTH, levier du développement économique, permet un déploiement facile vers le très haut débit (THD) pour tous. Les trois opérateurs télécoms se sont lancés dans la réalisation des réseaux FTTH au Maroc. La FTTH, à côté de la LTE, va contribuer à généraliser le THD au Maroc d’ici 2022. Comme mesure d’accompagnement, le Maroc va revoir sa réglementation pour accompagner les opérateurs dans le déploiement de la FTTH. L’Etat peut intervenir aussi  pour financer en cas de besoin, la réalisation des projets FTTH dans les zones non rentables financièrement pour les opérateurs.

                                                                   Par Maroc très haut débit